Donnerstag, 6. April 2017
Hotel de Lauzun
L'hôtel de Lauzun est construit entre 1657 et 1658 par l'architecte français Charles Chamois pour le financier Charles Gruyn (cf l'inscription en lettres d'or sur marbre noir, au-dessus de la porte : "Hôtel de Lausun 1657") ; il est décoré par le peintre Michel Dorigny, élève et gendre de Simon Vouet qui a hérité de l'atelier du maître après sa mort en 1649. On connaît de lui à l'hôtel de Lauzun, Le Triomphe de Cérès, La Toilette de Vénus, Diane et Endymion ainsi que Le Triomphe de Flore2.
Il fut acheté et habité en 1682 par le duc de Lauzun, en 1685 par le marquis de Richelieu qui le revendit en 1709 à Pierre-François Ogier, Grand Audiencier de France et Receveur général du Clergé de France. Il passa par la suite à son fils, Jean-François Ogier, qui le revendit en 1764 à René-Louis de Froulay, marquis de Tessé. Il passa en 1769 à ses petits-enfants, les Saulx-Tavannes, qui le cédèrent en 1779 au marquis de Lavallée de Pimodan qui l'occupa jusqu'à la Révolution3.
Roger de Beauvoir, écrivain, y a vu le jour en novembre 1806 et y vécut.
Cet hôtel fut restauré par le bibliophile et collectionneur Jérôme Pichon qui louait certaines salles à des créateurs.
Baudelaire habite en ces lieux d'octobre 1843 à septembre 1845, au dernier étage, dans un petit appartement donnant sur la cour. Il y reçoit Madame Sabatier et y écrit son poème L'Invitation au voyage. Parmi ses voisins dans l'immeuble, il y a son ami Théophile Gautier, cofondateur du Club des Haschischins et de l'expérience des Paradis artificiels, et le peintre Joseph Ferdinand Boissard de Boisdenier (1813-1866), chez qui avaient lieu les séances mensuelles du club. Au rez-de-chaussée se trouve le brocanteur Arondel auprès duquel Baudelaire s'endette lourdement.
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